Une libération pour les Olympiens mais aussi pour l'attaquant dont la joie en disait long sur les difficiles jours qu'il venait de vivre. Enfin libérés ? Non puisque la réussite messine persévérait quand Baldé reprenait un dégagement hasardeux de la défense pour égaliser de nouveau. Accrocheurs, les Grenats le restaient jusqu'au bout réussissant leurs quatre premiers tirs au but, tout comme les Marseillais. Mais, comme un symbole, Cissé transformait le cinquième que le Messin Bassong manquait...Un long chemin - jusqu'à une joie libératrice – qui démarrait dans un 4-4-2 au milieu de terrain en losange (Cana - Ziani, Cheyrou – Nasri) au sein d'un onze de départ sans gros changement contrairement à ce que laissaient augurer les déclarations de Gerets dimanche dernier. Le coach n'a pas donc changé son ossature et ses hommes privilégiaient d'abord l'axe et la profondeur. A la 15e minute, le tir rase motte de Nasri était dégagé avec difficulté par Marichez qui trouvait le pied droit de Niang mais le portier lorrain s'interposait courageusement (15e). L'axe central grenat (orange pour l'occasion) travaillé sans succès, les Olympiens attaquaient alors les côtés. Justement à la 33e minute, le centre de Nasri trouvait Niang au premier poteau mais sa volée écrasée était sortie par Marichez.
En fin de période, Niang combinait bien avec Cissé et ce dernier de voir son tir en déséquilibre passer au-dessus des buts messins (43e). D'une déviation de la tête sur une ouverture de Nasri, Cissé rendait la politesse à Niang mais Marichez prenait les devants en dégageant du poing (44e).
Allant souvent chercher la balle assez bas et se plaçant comme métronome phocéen en première période, Nasri entamait la seconde par une belle percée rattrapée par la défense messine (46e). Complices, Cissé et Niang réussissaient un nouveau une-deux mais Marichez se montrait décisif devant le Sénégalais (59e). Connaissant certains problèmes dans la transmission, les Phocéens laissaient les Messins sortir de leur discrétion avec le tir de Mo. N'Diaye (68e) ou la frappe pleine course de C. Gueye (78e). La tête de Zubar (82e), la volée de Cissé (89e) ou le tir de Cheyrou repoussé du pied par Marichez (92e) étaient les manifestations patentes d'un OM voulant régler l'affaire dans le temps réglementaire. En vain même si une main flagrante d'un défenseur messin dans sa surface n'était pas sanctionnée d'un penalty.
Jusque là quelque peu décousue, la partie s'emballait dans les prolongations. Sur un décalage de Valbuena, Cheyrou longeait l'entrée de la surface et tirait dans les pieds des défenseurs messins. Niang s'extirpait et trompait Marichez de près (94e). Mais les Olympiens n'étaient pas encore arrivés à bon port. Sur une ouverture lorraine de la tête, Zubar était surpris par le rebond ce qui laissait toute initiative à Mo. N'Diaye pour ajuster Mandanda (96e).
De quoi donner du tonus et lancer finalement un nouveau match dans le match. Le coup franc de Ziani claqué par Marichez (99e), la tête du Messin François (103e) ou le lob de Niang sur le haut du filet (104e), ce n'était plus vraiment la même rencontre. A ce petit jeu, l'OM prenait encore les devant grâce à la tête en lucarne de Cissé (105e) avant le coup de poignard de Baldé dans le crépuscule de la partie. Avant une séance de tirs au but où Niang, Valbuena, Ziani, Cheyrou et enfin Cissé prirent leurs responsabilités.
Les tirs au but
Réussis pour l'OM : Niang, Valbuena, Ziani, Cheyrou et Cissé
Réussis pour Metz : Agouazi, Pjanic, NDiaye, Bong
Raté pour Metz : Bassong