OM 0-2 Nice gros naufrage

OM 0-2 Nice gros naufrage
Après la victoire à Caen, il tombait sous le sens, pour la plupart des observateurs, que la machine olympienne était lancée. Un appréciation que justifiait le caractère probant du succès marseillais à d'Ornano. Mais qui appelait tout de même confirmation. Celle-ci était convoquée mercredi au Vélodrome. Attendue, elle n'est pas venue.
Les Phocéens ont subi leur première défaite à domicile. Et malheureusement on l'a sentie venir au fil de la partie. « Nous n'avons pas été bons de la première à la dernière minute. C'est le plus mauvais match de l'OM depuis très très longtemps », déplorait Albert Emon, après la rencontre.
Sauvés par les interventions inspirées de Mandanda devant Ederson jusqu'à la mi-temps et des jaillissements de Faty (qui a remplacé rapidement Givet, victime d'une contracture) et Rodriguez, les Marseillais ont craqué en début de deuxième période.
Mandanda venait juste de sortir une nouvelle claquette épatante sur un coup-franc flottant d'Ederson pour envoyer le cuir en corner. Mais sur l'exécution de celui-ci, la tête d'Echouafni prolongea vers Hognon, qui fusilla le portier olympien à bout portant (50e, 0-1).
Dès la pause, Moussilou était entré (à la place de Ziani), ce qui avait permis à Niang de retrouver son flanc gauche. Après l'ouverture du score, Albert Emon dut prendre plus de risques encore en changeant Taiwo par Zenden. Mais en dépit d'un tir et d'une tête de Moussilou (hors cadre), les Phocéen n'inquiétèrent que trop peu Lloris pour ambitionner de renverser la vapeur. Pis, ils concédèrent aux Niçois un deuxième but, juste avant la fin, sur un contre spectaculaire de Koné, conclu par Hellebuyck (87e, 0-2).
Après la rencontre, Pape Diouf qualifiait « d'inacceptable » que l'équipe « ne se soit pas créée une seule occasion véritable », « qu'une formation adverse vienne dicter sa loi de la sorte au Vélodrome », et que « certains joueurs sur lesquels le club a beaucoup misé, lourdement, n'aient pas actuellement le niveau requis pour évoluer à l'OM ».
Un constat sans concession, qui informe (aussi) sur la détermination olympienne à « ne pas rester les bras croisés », comme l'indiquait le Président.
Agir, réagir. Après ce revers, tous les regards sont tournés vers Paris, et le déplacement de ce dimanche. De par ses dimensions médiatique, symbolique et populaire, l'événement présente une occasion en or pour initier la réaction attendue.

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# Posté le jeudi 30 août 2007 13:07

Docteur Franceschi : «L'opération de Cédric Carrasso s'est bien passée»

Docteur Franceschi : «L’opération de Cédric Carrasso s’est bien passée»
Comment s'est passée l'intervention chirurgicale sur le talon de Cédric Carrasso ?

L'opération, qui s'est déroulée ce matin, s'est bien passée. Il n'y a pas eu de problème particulier. Il présentait une rupture complète du tendon d'achille à la jonction entre le tendon et le muscle. Le diagnostic avait d'ailleurs été immédiatement fait par le staff médical du club au moment de la blessure.
Je connais Cédric pour l'avoir opéré une première fois suite à une rupture des ligaments croisés du genou il y a quelques années. Il a été affecté par cette blessure car elle arrive en tout début de saison. C'est très éprouvant pour lui mais il est courageux et il assume totalement cette difficulté que la vie lui impose. Techniquement, l'opération s'est bien déroulée avec un principe simple : un tendon déchiré à la jonction avec le muscle. L'objectif est de recoller les deux bouts. Cela se fait par une intervention où l'on fait en quelque sorte de la couture. On remet en contact les deux éléments (le tendon et le muscle) de façon à ce que la cicatrisation se fasse du mieux possible avec une période assez longue de repos par la suite.
Le tendon d'achille cicatrise bien mais lentement car c'est un très gros tendon. Il faut une période d'indisponibilité importante.

L'aspect mental est très important dans la période post-opératoire. Comment était Cédric Carrasso avant l'opération et tout de suite après ?

Je l'ai trouvé bien dans la mesure où psychologiquement c'est une épreuve pour lui. Il savait que cette opération devait se faire pour qu'il retrouve tout son potentiel. Il a bien abordé l'opération. Je l'ai vu après son réveil, il est bien. Il est entouré par sa famille et de ses proches. Il a déjà eu la visite du staff médical de l'OM qui était d'ailleurs présent ce matin pour son opération.

Expliquez nous techniquement la blessure et l'opération ?

Au moment de la blessure, il y a eu une très forte tension au niveau du tendon et du muscle, à la jonction des deux. C'est une très forte traction qui a entraîné cette blessure. On a enlevé les parties abîmées du tendon, on a régularisé la région et ensuite on a suturé avec des fils pour reproduire la continuité du tendon. Il faut ensuite une immobilisation car une fois que la suture est faite il faut laisser la nature faire son travail. Il y a un temps d'immobilisation stricte de trois semaines où Cédric marchera avec des cannes et où il portera une attelle qui immobilisera son pied. A ce moment, il n'y aura pas de rééducation. Ensuite, d'ici trois semaines, on pourra très progressivement commencer à enlever l'attelle et uniquement avec le staff médical du club mobiliser très doucement la cheville. Il faudra encore attendre trois semaines de plus pour enlever complètement l'attelle afin d'avoir une cicatrice de bonne qualité qui lui permettra de reprendre une vie fonctionnelle.
En ce qui concerne la reprise des entraînements et de son activité, on ne peut pas avant quatre à six mois car c'est un peu comme une fracture. Le cale fibreux doit être capable d'assumer des contraintes fortes en traction, ce qui est le cas au poste de gardien de but. Il y a des propulsions, des sauts et des réceptions, il faut donc un cale solide pour reprendre sans douleur son activité. La nature demande un minimum de quatre à six mois pour que la structure soit suffisamment résistante pour supporter les contraintes d'un tel poste.

C'est une blessure grave. Peut-on revenir à son meilleur niveau après une telle blessure ?

Cédric a eu une blessure plus grave que celle-là puisque le genou du footballeur est une articulation très importante qui prend du temps mais il a prouvé qu'il était totalement revenu à un excellent niveau, ce qui lui a permis d'obtenir le poste qu'il avait dans l'équipe. Par rapport à sa blessure actuelle, il n'y a aucune raison qu'il y ait une différence avec la précédente. Il faut du temps mais c'est une blessure qui cicatrise bien et qui autorise la reprise d'une activité sportive de haut niveau.

Combien de temps va-t-il rester à la clinique avant de pouvoir rentrer chez lui ?

J'ai pris l'option de le garder deux ou trois jours environ pour contrôler la plaie. Actuellement, il ne souffre pas mais il faut tout appréhender notamment au niveau de la cicatrisation cutanée. Dès que tout cela sera validé, on fera sortir Cédric, je pense, en milieu de semaine avec un retour à domicile. On verra avec le staff médical de l'OM pour gérer la suite.

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# Posté le mardi 28 août 2007 11:10

OM 2-1 caen enfin une victoire

OM 2-1 caen enfin une victoire
Une première victoire synonyme de vrai départ. Après quatre matches infructueux, l'OM a enfin signé le succès tant attendu. Trois points mérités. Mais pas si faciles à décrocher, en dépit d'un nombre important d'occasions.
Comme face à Nancy, les Phocéens ont ouvert la marque en première période, avant de doubler la mise au retour des vestiaires. Mais cette fois l'équipe d'Albert Emon a tenu fermement sa victoire. La réduction du score par Samson, dans le crépuscule de la partie, dans le temps additionnel, ne changeant bien sûr rien à la donne.
Car auparavant Steve Mandanda s'était affirmé dans les buts marseillais. Le portier olympien s'est ainsi révélé décisif dès son baptême du feu en Ligue 1. Ses parades du bout des gants, pour repousser le cuir vers la transversale et interdire aux Caennais de refaire leur retard, auront marqué les esprits. Surtout qu'elles se seront enchaînées à vitesse grand V, entre la 69e et la 73e.
Une belle performance qui a permis de préserver l'avantage créé par les deux buts de Julien Rodriguez et Mamadou Niang. Deux buts différents dans leur construction. Le premier d'un coup de tête rageur sur un coup-franc profond de Benoît Cheyrou, juste avant la pause (43e). Et puis un deuxième, bien élaboré à trois. Nasri décalant Cissé sur sa gauche, et celui-ci centrant au deuxième poteau pour Niang. Le Sénégalais ajoutant une touche spectaculaire à sa réalisation, en feintant la frappe et mettant de fait dans le vent et Seube et Planté, avant de conclure dans le but vide (0-2, 54e).
Le temps de s'en réjouir, que Karim Ziani se voyait offrir une balle de 0-3, mais la cheville du gardien malherbiste stoppait de plein fouet le tir de l'Algérien.
D'autres situations du même acabit garnissaient encore la deuxième mi-temps marseillaise jusqu'à son terme. Sans dommage. Le but caennais n'avait même pas de quoi rester en travers de la gorge. Trop tardif. Quelques instants après, les Phocéens levaient pour la première fois de la saison les bras au ciel.

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# Posté le dimanche 26 août 2007 05:49

OM-Nancy vu par Albert Emon

OM-Nancy vu par Albert Emon
OM-NANCY

Il y a beaucoup de positif dans ce match mais il y a du négatif aussi. J'ai revu le match deux ou trois fois déjà et on s'aperçoit que l'on est fébrile au niveau du jeu que ce soit à la première ou à la soixante quinzième minute. Les coups de pied arrêté sont une force de Nancy et on a provoqué trop de coups francs autour de notre surface. Cela dénote un brin de fébrilité. On a fourni beaucoup d'efforts, on est allé au bout de nous-mêmes.
Sur dix joueurs sur le terrain, on en avait trois à 100%, deux à 80%... Et on n'arrive pas à avoir cette force collective avec des joueurs à 100% de leurs moyens. Samir Nasri a fait le match qu'il fallait même s'il n'était qu'à 55% et pourtant cela a été suffisant pour équilibrer le jeu offensif. Mamadou Niang a eu mal à son genou après un choc donc on l'a sorti. On essaie d'être prudent et d'oser à la fois. On a la possibilité de finir à 4-2 même avant la tête de Lorik Cana. En première période notamment, on s'est procuré de nombreuses actions qui nous auraient permis de mener plus largement au score.
Sur la tête de Lorik Cana, on sent que le match ne va pas basculer en notre faveur... C'est comme ça.
# Posté le mercredi 22 août 2007 05:33

OM 2-2 Nancy On voyé la victoire

OM 2-2 Nancy On voyé la victoire
Pas vernis, mal récompensés, et tout ce qui va avec. Les Marseillais auraient cent fois mérité de décrocher leur première victoire de la saison. Et pourtant c'est avec un frustrant partage des points que s'est terminée leur soirée. Une grande déception. De la taille de leur domination, et de l'addition de leurs occasions. Ne serait-ce qu'à la pause, leur avantage aurait du être bien plus conséquent. Une sacrée source à regrets que ce stock d'actions non concrétisées. On n'imaginait pourtant guère autre chose qu'un happy end, même si une parade de Carrasso sur sa ligne avait raccompagné les deux équipes aux vestiaires, et pouvait s'apparenter à un avertissement sans frais.
Mais alors se consolait-on en saluant le visage retrouvé par l'OM. Evidemment l'expliquer par les seules rentrées de Samir Nasri et Mamadou Niang serait par trop réducteur. Et pour tout dire assez injuste pour leurs coéquipiers et l'énergie qu'ils mirent, à l'image de Karim Ziani, pour décrocher cette première victoire. Mais il n'en demeure pas moins que les retours de ces deux-là ont pesé, et bien pesé.
Avec eux, l'équipe joua plus haut, eut plus d'idées, et fut surtout bien plus percutante que lors de ses précédentes sorties. Le point culminant fut sans conteste une tranche de quinze minutes, de la 20 à la 35e, durant laquelle les coups de butoir phocéens firent les plus grands dégâts dans l'édifice lorrain. Tout vibrait, tout tremblait. Et encore plus après que Mamadou Niang eut ouvert le score (22e) d'une reprise de volée appliquée du plat du pied. Le Sénégalais profitait là du travail de Taye Taiwo, qui comme une fusée avait intercepté un ballon anodin, pour venir ensuite centrer avec précision au deuxième poteau (1-0).
Un joli but qui, de surcroît, laissait s'évaporer les dernières retenues dans le jeu marseillais. Une libération pour un festival d'occasions franches. Et au bout du compte un petit miracle pour Bracigliano et ses partenaires qui en sortaient indemnes sans que l'on comprenne vraiment comment.
Ils n'en réchappaient toutefois que temporairement. Dès la reprise ou presque, Djibril Cissé compléta la marque d'un deuxième but, en concluant d'une frappe limpide un contre emmené par Karim Ziani (2-0, 50e).
Le succès était à l'horizon. Celui se bouchait pourtant dans la dernière demi-heure. Un penalty pour Nancy servait de déclencheur. Transformé par Benjamin Gavanon, il annonçait une fin de match difficile. « On sentit quasiment la peur de gagner chez les Olympiens. Cela a pris le pas sur le reste », commentera Pape Diouf après le match, au micro d'OMtv. En effet, à la fatigue s'ajouta à une certaine fébrilité. Ce n'était plus le même OM. Ni le même Nancy d'ailleurs, qui joua alors crânement sa chance jusqu'à parvenir à ses fins, en égalisant par Hadji après un débordement de Fortuné (2-2, 80e).
Dur à encaisser. Et encore plus à avaler, dans le temps additionnel, avec cette tête de Lorik Cana sur le poteau. La victoire s'était échappée une dernière fois. Elle ne viendra pas concrétiser les évidents progrès de la formation d'Albert Emon. Ceux-ci n'en sont pas moins bien réels. Et il n'est heureusement pas interdit de penser que les événements ne prendront pas toujours pareille tournure à l'avenir...

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# Posté le lundi 20 août 2007 13:14